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    <title>Raphael Haroche .net</title>
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    <description>Je sais que la terre est plate son nouvel album après caravane ! Site officiel des Fans !</description>
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      <title>Raphael Haroche .net</title>
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      <title>Raphael dans les étoiles (Studyrama)</title>
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      <description>&lt;img src=&quot;http://www.studyrama.com/IMG/arton34371.gif&quot; align=&quot;left&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Le petit prodige de la chanson française, couronné par le succès éclatant de Caravane, avec 2 millions dexemplaires vendus, sort un 4e album studio au succès déjà annoncé. Studyramag la rencontré de manière informelle dans un grand hôtel parisien.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dominique Mesmin &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Comment sest déroulée lécriture de cet album ? Était-ce un processus spontané ou plutôt intellectuel ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;En général, je nai aucune vision sur la direction musicale ou artistique avant la fin du projet. Quand je compose une chanson, je ne sais pas de quoi elle va parler. Cela sapparente à de lécriture automatique. Je travaille beaucoup sur les rêves, les associations didées donc sur de la matière brute. Jessaye darticuler le tout par la suite. Cela doit être psychanalytique. Je ne massieds pas à une table en me creusant la tête. Cela se fait en voiture, sur un coin de table, à un feu rouge&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Dans quel état desprit composes-tu ? Te faut-il un contexte particulier ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Il y a une mécanique qui se met en marche dans certaines circonstances. Il ne faut pas avoir un million de trucs à faire. Quand je suis trop reposé, cela ne mène nulle part. Pour avoir des visions, des idées, une sensibilité, il faut que je me lâche. Si tu as picolé la veille alors cela aide. Comme le manque de sommeil. Je recherche parfois ces états et pendant 3 jours il se passe quelque chose. Quand tu es dans lécriture, le temps perdu ne lest jamais vraiment. Avec lentrée en studio, il y a une sorte déchéance et il faut faire le tri dans les bouts de morceaux. Je cherche une cohérence, mais tant que les musiciens nont pas joué je ne sais pas à quoi va ressembler le morceau. Si tu mets 4 mecs ensemble dans une pièce, ils nont quune envie, se découvrir et jouer ensemble. Des fois, cest productif, des fois cela ne colle pas. Les textes, je les termine en studio. Cest très impressionniste comme approche. Visconti, mon producteur me disait quà lépoque Bowie navait pas didées, il improvisait et découpait les morceaux. Et puis, il y a la méthode Bashung qui rentre en studio sans rien et Christophe qui lui bosse tout le temps chez lui. Le risque est de sans cesse vouloir améliorer et donc de ne jamais finir.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Gérard Manset, Stephan Eicher, Richard Kolinka, Tony Allen, Mino Cinelu il y a du beau monde sur cet album&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Dans le casting des invités, il ny a pas une personne que je regrette. Je suis fan de Visconti et de Toots Hibbert (The Maytals) depuis que jai 16 ans. Je lai rencontré à Solidays et jai écrit une chanson pour lui, en français et en anglais. Comme je ne me sentais pas de la chanter, je lui ai naturellement proposée. Mes goûts musicaux vont du rap à Bob Dylan ou à Leonard Cohen.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quels seraient tes mots-clés pour définir ce disque ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Vitesse folle, quête des origines et intimité.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Avec des titres comme « Adieu Haïti », « Le petit train », « Les limites du monde », « Transsibérien ». Je pensais plutôt au voyage et au mouvement&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Oui cest vrai. Cela a toujours tourné autour de cela. Voyager est lun des trucs les plus réconfortants pour moi. En 4 heures, tu peux être dans une autre peau, un autre monde. Même quand je ne pars pas, je sais que le dépaysement est à portée de main et cela me soulage. Cette année, jai été à New York plusieurs fois et au Japon qui ma rendu complètement dingue. Je vais essayer daller à Haïti et Cuba. Jai envie de retourner en Égypte car jai lu un truc de Flaubert sur ce pays. Cest passionnant, réconfortant. Le voyage est le seul moment où je suis heureux dans le présent. Cest une sorte dabandon qui nest pas liée au fait dêtre anonyme mais plutôt dêtre en dehors de tes repères. Il y a très peu de temps, jétais également anonyme à Paris. Les premières dates de tournée vont se faire à Madagascar avec des répètes de 10/ 15 jours. Grâce à lAlliance française, on va aussi faire des concerts à Phnom Penh, voire en Thaïlande.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Doù te vient linspiration de tes textes ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;La majorité du temps, je mappuie sur des petits trucs que jécris. Parfois, je termine un texte dune traite mais cest rare. Souvent, jarrive avec quelques mots et je brode autour de cela. Jai écrit des poèmes tout lété. Jai pris vachement de plaisir car ils existaient par eux-mêmes. Je navais pas à chercher à les mettre en musique un jour. Au final, jen avais 20 ou 30. Cest un autre monde. Peut être que jen ferais un truc. Jai toujours été attiré par la poésie. Je suis sensible à Rimbaud, Apollinaire ou Nerval. Côté littérature, je nai jamais essayé, mais jaimerais bien écrire un conte. Je suis musicien donc si je nai rien à faire, spontanément, je prends la guitare, mais je nai pas cette pulsion vitale et nécessaire de me mettre à rédiger.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Pourquoi le choix de Tony Visconti ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Jai écrit des chansons et je voulais un arrangeur comme Visconti, dont jaime le pedigree. Je lui ai envoyé et il a aimé. Il a fait des propositions constructives. Cest le mec le plus attachant et simple que jai rencontré à ce niveau. Cest lanti Phil Spector. Une gentillesse naturelle, sans avoir une haute idée de lui-même. Il fait cela pour le plaisir de la musique.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Y avait-il une pression supplémentaire pour cet album suite au succès de « Caravane » ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Caravane a été un très gros succès commercial mais, à aucun moment, je nai été paralysé par cela. Ce disque nétait pas indépassable en termes de chansons, de mélodies. Sa popularité ne ma pas écrasée. Je voulais juste ne pas faire la même chose. Il ne dure que 35 minutes, mais jaime bien cela. Jai même failli faire plus court. Jai quelques chansons en plus. Peut être quun jour jy reviendrai. Parfois, je rechape des vieilles idées. Jaime bien les disques courts car cela me rappelle les vinyles de mon adolescence. Ceux de Lou Reed, Bowie, ils ne durent pas longtemps, mais ils vont à lessentiel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Des projets de concerts ?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;Je vais éviter une tournée marathon en choisissant des salles plus grosses pour satisfaire tout le monde. Je suis excité parce que je veux absolument présenter cet album au public et réinterpréter mes chansons. Je veux les réinventer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=34371&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.studyrama.com/article.php3?id_article=34371&lt;/a&gt;</description>
      <pubDate>Wed, 07 May 2008 08:22:50 +0200</pubDate>
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      <title>Du bon Raphaël (Ouest-France, 16 mars 2008)</title>
      <link>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=365</link>
      <description>&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000099;&quot;&gt;Du bon Raphael, toujours aimanté par la mélancolie&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attendu au tournant après &lt;i&gt;Caravane,&lt;/i&gt; le nouvel album de Raphael ne déçoit pas. Entre chanson et folk urbain, toujours dans une veine mélancolique, il bénéficie d&amp;#039;un incroyable casting de musiciens et s&amp;#039;avère d&amp;#039;une grande richesse musicale. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mars 2007. Dans un petit appartement de Prague, Raphael est penché sur ses nouvelles chansons. Il est seul. Sa compagne, l&amp;#039;actrice Mélanie Thierry, tourne non loin de là. Dans une brocante, il s&amp;#039;est trouvé une guitare de 1910. Il n&amp;#039;en fallait pas plus : « Je me suis fait mon petit film. Cette guitare avait forcément appartenu à un musicien qui avait vécu des trucs dramatiques. Surtout dans cette ville où l&amp;#039;on ressent un certain monde disparu. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà où et comment est né le nouvel album de Raphael. Au coeur de la vieille Europe, dans un état d&amp;#039;esprit qui poussait évidemment à la mélancolie. Mais comment inventer un digne successeur à &lt;i&gt;Caravane&lt;/i&gt;, multi-vendu (1,8 million) et multi-primé (3 Victoires de la musique), l&amp;#039;un des disques phénomènes de ces dix dernières années ? &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raphael avait bien été tenté de filer aux Caraïbes, chercher d&amp;#039;autres couleurs : « Je n&amp;#039;ai pas réussi. J&amp;#039;ai été rattrapé par mes chansons de roulotte. Au côté assez triste, vachement nostalgique, une espèce de truc perdu, plutôt de l&amp;#039;Est. Je ne sais pas pourquoi. » Pour essayer autre chose, il a bien demandé à quelques plumes fort douées d&amp;#039;écrire pour lui : « Miossec m&amp;#039;a fait des textes magnifiques. Dominique A m&amp;#039;a proposé une chanson sublime. Pourtant, je n&amp;#039;ai pas réussi à les intégrer. Sauf une de Gérard Manset. Mais nous sommes tellement proches que c&amp;#039;est plus facile. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000FF;&quot;&gt;Un court répit après &lt;i&gt;Caravane &lt;/i&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Du coup, &lt;i&gt;Je sais que la terre est plate&lt;/i&gt; peut se poser en diptyque de &lt;i&gt;Caravane&lt;/i&gt;. Abordée à Prague, l&amp;#039;écriture s&amp;#039;est prolongée à Paris et s&amp;#039;est achevée dans le Lubéron, en août : « J&amp;#039;avais loué une maison, avec des copains musiciens. J&amp;#039;ai passé quinze jours torse nu sur la terrasse. Ça s&amp;#039;est passé sans jamais se forcer. » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s&amp;#039;est à peine accordé quelques semaines à ne rien faire. Après sa tournée de 120 dates, il y avait eu son concert de reprises de grandes chansons françaises, ponctué d&amp;#039;un disque live. En janvier 2007, il participait à la tournée des Aventuriers, avec Cali, Aubert, Darc... En avril, il donnait cinq concerts avec Bashung, « un interprète démentiel, bouleversant ». Enfin, le mois précédant Prague, il était au Canada pour une poignée de spectacles. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ah, si... Il s&amp;#039;est plongé un moment dans la littérature et le cinéma russe (Bougliakov, Tolstoï, Maïakovski, Tarkovski). « Il y avait une violence, une profondeur qui m&amp;#039;intéressait. » Et il s&amp;#039;est mis en tête d&amp;#039;apprendre à piloter des avions. « Parce que j&amp;#039;ai peur de l&amp;#039;avion. Mais ça n&amp;#039;a pas changé grand-chose », conclut-il en riant. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et d&amp;#039;avouer finalement : « Après &lt;i&gt;Caravane&lt;/i&gt;, j&amp;#039;ai eu l&amp;#039;impression de me laisser dériver un peu. J&amp;#039;ai donc eu très rapidement envie de refaire de la musique. Parce qu&amp;#039;il n&amp;#039;y a que ça qui m&amp;#039;intéresse, qui m&amp;#039;amuse. Rester longtemps sans écrire des chansons me donne l&amp;#039;impression de me perdre. Si je ne fais pas de musique, je ne suis plus musicien, mais un type qui s&amp;#039;emmerde ! » &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il s&amp;#039;est donc retrouvé assez vite avec une dizaine de nouvelles chansons, juste en guitare-voix. Restait à les habiller. Et là, il faut reconnaître qu&amp;#039;il a fait très fort. Le triomphe de l&amp;#039;album précédant lui assurait un budget confortable. Il a réuni une équipe de musiciens de rêve, dont à nouveau le guitariste Carlos Alomar (ex-Bowie). Et le New-Yorkais Robert Aaron : « Il est hyper-inventif, avec une idée loufoque par minute. Et joue de tout. » Pas moins de quatre guitaristes (dont lui-même), quatre batteurs et quatre bassistes se sont succédé au chevet des chansons. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;color: #0000FF;&quot;&gt;En concert en novembre &lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour la réalisation, il s&amp;#039;est gardé quelques titres, confiant le reste aux réputés Tony Visconti et Renaud Letang. « Moi, j&amp;#039;ai tendance à accumuler les textures. Tony un peu moins. Quant à Renaud, il fait le vide. Il aime que tout s&amp;#039;entende. Et il est extrêmement rythmique. » Le résultat est impressionnant. À écouter au casque, c&amp;#039;est un régal. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a bien sûr &lt;i&gt;Le vent de l&amp;#039;hiver&lt;/i&gt; et ses envolées tziganes, intemporel et entêtant. Et puis le titre &lt;i&gt;Je sais que la terre est plate&lt;/i&gt;, avec sa flûte et ses choeurs, où un personnage semble perdu dans ses rêves, le nez dans les nuages. L&amp;#039;exil, l&amp;#039;un des thèmes favoris de Raphael, revient dans &lt;i&gt;Adieu Haïti,&lt;/i&gt; mais transfiguré par la voix épaisse de Frederick « Toots ». &lt;i&gt;Le petit train&lt;/i&gt; est du Raphael tout craché, où l&amp;#039;auteur semble rester insensible à tout, amour et temps qui passe, sur une ritournelle habilement appuyée d&amp;#039;une rythmique reggae. Quant à &lt;i&gt;Concordia&lt;/i&gt;, signée Manset, inspirée d&amp;#039;une mésaventure de Saint-Exupéry, c&amp;#039;est une splendide chanson. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raphael présentera tout ça sur scène à la fin de l&amp;#039;année. Entre-temps, il sera devenu le papa d&amp;#039;un petit garçon. Et à surprendre ses longs regards sur le bébé à la table d&amp;#039;à côté - dans l&amp;#039;hôtel parisien où il donne ses interviews - on comprend que ça lui plaît beaucoup. Il ne peut toutefois s&amp;#039;empêcher, en attendant, de travailler encore sur de nouvelles chansons, avec Robert Aaron resté à Paris, dans un projet auquel pourrait participer Manset. Insatiable Raphael... &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Michel TROADEC.&lt;/b&gt;</description>
      <pubDate>Sun, 27 Apr 2008 11:24:52 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>La caravane repasse (pop-rock.com)</title>
      <link>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=364</link>
      <description>&lt;img src=&quot;http://www.pop-rock.com/IMG/arton2074.jpg&quot; align=&quot;left&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raphaël : &quot;Je sais que la terre est plate&quot; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt; mardi 22 avril 2008, par Geoffroy Bodart  &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Quil est facile de médire et de pester contre Raphaël, son insolent succès, sa surmédiatisation un poil indue, et ses chansons et ses albums qui se ressemblent. Mais il y autre chose de facile, avec Raphaël, cest dapprécier ses disques.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raphaël, cest le cas décole du gars tombé pile poil au bon endroit, au bon moment. Quelques années plus tôt, il est fort possible quil soit passé totalement inaperçu. Mais là, tout semble sêtre goupillé à merveille. Un duo avec Jean-Louis Aubert qui fait dresser loreille et fait connaître le bonhomme sans pour autant le faire exploser, et puis cest la Caravane, avec ses singles diffusés jusquà lécoeurement et ses un million huit cents mille exemplaires écoulés. Lespace dun album au succès colossal, le bonhomme avait tout autant imposé un style quil navait montré ses limites.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En effet, bien quil soit inévitablement rattaché à la « chanson française », Raphaël, par sa voix, par son jeu de guitare, par sa manière décrire et de chanter, est immédiatement reconnaissable, et sécarte radicalement de la nouvelle scène francophone. Quant à ses limites, elles sont, justement, imposées par son style. Sil est aussi facilement reconnaissable, cest aussi parce quil a tendance à toujours utiliser les mêmes ficelles. Ce qui fait que même lorsquil compose pour dautres, son style transparaît à un point tel quon frôle parfois la caricature (son travail avec Stefan Eicher est frappant à ce point-là, puisque le Suisse y a perdu toute sa substance, a été phagocyté par le style Raphaël, a été réduit à létat de clone). Raphaël regrette de navoir pas été capable de composer une chanson pour le nouvel album de Bashung. Cest au final une bonne chose car en létat, on ne voit pas comment le jeunot aurait pu écrire quelque chose correspondant au senior, ni comment ce dernier aurait pu sapproprier une chanson trop typée, trop liée au jeune compositeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Partant, avant même de jeter une oreille sur ce disque, avant même que la diffusion intensive du nouveau single ne débute, on peut déjà dégager trois certitudes : cet album ne constituera pas un bouleversement par rapport à son prédécesseur, il va très bien marcher (parce que beaucoup de fans vont lacheter par réflexe), mais moins quand même que Caravane (parce quune telle exposition médiatique ne peut quengranger une érosion rapide).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lécoute de Je sais que la terre est plate ne viendra pas bouleverser ces prévisions. Même si de nombreux efforts ont été consentis pour ne pas fournir un Caravane bis, on est fort peu surpris durant les trente-cinq minutes que dure lalbum (trente-cinq minutes... du vol !). Porcupine Tree aussi sort des disques de trente minutes, mais ce sont des E.P. quatre titres). Tout est parfaitement rôdé, et ni les élans de cordes de la valse Le vent de lhiver, ni la rythmique reggae et laccompagnement au chant de Toots sur Adieu Haïti, ni les paroles de Concordia écrites par Manset et Eicher, ni les contributions de Tony Visconti, Mike Garson et Carlos Alomar (respectivement producteur de longue date -entre bien dautres choses -, pianiste et guitariste de Bowie) ne parviennent à bouleverser cet album qui est du Raphaël pur jus. On sent bien le désir dexplorer des ambiances plus colorées, slaves ou orientales, on note un travail accru sur la production et lapposition de textures sonores plus élaborées, mais rien ny fait. Ce chant, cette manière de construire les chansons, ces thématiques récurrentes que sont lenfance et le voyage, lalbum ne fait quapprofondir tout ce qui a été dit sur Caravane sans chercher à se doter dune personnalité qui saffranchisse de son auteur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que la terre est plate reste toutefois un album agréable à lécoute. Reposant, homogène, avec quelques beaux moments de mélancolie (Quand cest toi qui conduis, Concordia) mais aussi lun ou lautre moment complètement raté (Les limites du monde), il parvient à convaincre. Mais si Raphaël nous refait encore une fois le coup, il y a de fortes chances quon ne lui pardonne pas ce qui commencera à ressembler à du radotage...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2074&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.pop-rock.com/article.php3?id_article=2074&lt;/a&gt;</description>
      <pubDate>Wed, 23 Apr 2008 12:40:58 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Raphaël, un musicien sans frontières</title>
      <link>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=363</link>
      <description>Le samedi 12 avril 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Pour son nouveau CD, Raphaël a convié des musiciens dun peu partout sur la planète, de lAmérique à la Chine. Des pointures. Certains ont travaillé avec David Bowie, un autre avec Miles Davis.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Valérie Lesage&lt;br /&gt;Le Soleil&lt;br /&gt;Québec&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Avec Caravane, Raphaël a transporté des centaines de milliers de gens dans des errances un peu gitanes. Avec son nouveau disque, qui arrivera chez les disquaires mardi, il nous fait voyager à travers le monde. Litinéraire est ponctué descales en Europe de lEst, en Asie et dans les Caraïbes.&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Ça reste toujours de la chanson française, mais habillée différemment», explique-t-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aussi, ceux qui ont aimé Caravane (un disque qui compte parmi les plus grands succès francophones des 10 dernières années avec 1,8 million dexemplaires vendus) ne seront pas complètement dépaysés à lapproche de Je sais que la Terre est plate. Car Raphaël a beau donner à ses chansons des accents exotiques, elles portent encore sa signature. Il y a encore ici une poignée de ritournelles dont il a le secret, il y a encore la voix pleine démotion, il y a encore le contraste entre la poésie sombre et le soleil des musiques.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Cest ma façon de faire de la musique. Jaime lidée de dire des choses très graves avec des musiques légères ou nostalgiques. La vie est un mélange de gravité et de légèreté», note-t-il au cours dun entretien téléphonique depuis Paris.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raphaël ne cherche pas forcément à privilégier ces mélodies qui tournent, elles simposent en quelque sorte. Parce quil aime bien leur côté enfantin, désinvolte surtout. Elles relèvent pour lui du détachement, alors quil écrit toujours des paroles très sérieuses; ici des adieux à la jeunesse, un flirt avec la mort, la douleur de lexil. Pas toujours, mais souvent, ses mélodies évoquent livresse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Elle fait partie du processus de création, dit-il en riant, comme labstinence aussi. Comme le trop ou le trop peu aussi. Tout ça joue sur la mélancolie.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Curatif&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les chansons de Raphaël, dans lesquelles on croise souvent des trains et des avions, évoquent aussi, presque toujours, le voyage. Sa culture musicale et ses intérêts nont pas de frontières. Mais lui, il voyage plus dans sa tête que dans le réel. Il a même écrit Adieu Haïti (superbe duo reggae avec le Jamaïcain Frederic Toots Hibbert) sans jamais avoir mis les pieds dans lîle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Pour moi, le voyage a quelque chose de réconfortant, de curatif, démouvant. Partir remet tout en place, ça relève de la thérapie. Et cest fascinant de penser quà trois heures davion, tout change, vous ne reconnaissez plus personne et personne ne vous reconnaît plus.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avec une telle soif de partir, pas étonnant que Raphaël aime mieux écrire dans les bus et les trains que dans les cafés. Comme sil avait besoin du mouvement, ne serait-ce que celui du vent, pour donner un envol à ses mélodies. «Je suis assez bourgeois, mais jai un côté assez gitan. Je vis très bien dans le désordre mental et extérieur.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout ce vagabondage musical trouve peut-être sa source dans les origines de Raphaël. Il est né dun père russo-marocain et dune mère argentine. Le monde sans frontières quil bâtit en créant des voyages en musique relève quelque part dune quête identitaire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Jai été élevé dans ladmiration du nomade. Le fait de tout recommencer à zéro ailleurs, on ma toujours fait voir ça comme une force et je suis daccord. Mais, oui, il y a une quête», dit-il.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Bien entouré&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pour sa nouvelle aventure, Raphaël a convié des musiciens dun peu partout sur la planète, de lAmérique à la Chine. Des pointures. Certains ont travaillé avec David Bowie (Carlos Alomar à la guitare, Gail Ann Dorsey à la basse, Tony Visconti à la réalisation), un autre avec Miles Davis (Minu Cinelu, percussions). Cette diversité, dit Raphaël, a donné du souffle au processus de création.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Jaime bien que des mecs qui ne connaissent rien à la chanson française fassent de la chanson française. Ça donne des trucs moins convenus. Ça me fait sortir de ma peau. Le marché, les diktats de la radio, ils sen foutent. Jaime bien leur manière instinctive, sans préjugé.»&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En France, Je sais que la Terre est plate est généralement bien reçu par la critique, il trône dans les premières positions des ventes. Mais Raphaël ne se fait pas dillusions : un phénomène aussi fort que Caravane ne risque pas de se reproduire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;«Cest peut-être pour ça que sur le nouveau disque, il y a beaucoup lidée du temps qui passe. Cest en réaction à quelque chose dhystérique que jai associé à ma jeunesse. Ça ne reviendra pas», raconte le chanteur de 32 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le succès fou ne reviendra peut-être pas, même si le nouveau disque est aussi bon que le précédent, malgré une ou deux chansons un peu moins inspirées. Il ny a pas lombre dun regret dans la voix de Raphaël. Il semble vivre davantage aujourdhui dans le désir de créer que dêtre reconnu. Évidemment, comme la reconnaissance est déjà arrivée, une ambition sest perdue.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La tournée va débuter à lautomne. Raphaël a bien lintention de revenir nous voir. Il se souvient dun voyage merveilleux chez nous en 2006. Il garde un beau souvenir du pays, des gens, du froid et des concerts «plus que sympas».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.cyberpresse.ca/article/20080412/CPSOLEIL/80411225/5154/CPSOLEIL01&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.cyberpresse.ca/article/20080412/CPSOLEIL/80411225/5154/CPSOLEIL01&lt;/a&gt;</description>
      <pubDate>Sat, 12 Apr 2008 11:36:27 +0200</pubDate>
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      <title>Blog figaro</title>
      <link>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=362</link>
      <description>&lt;b&gt;&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #663366;&quot;&gt;Raphaël, à propos de deux chansons&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt; Par Bertrand Dicale le 13 mars 2008 11h39 &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je sais que la Terre est plate sort lundi. Belle facture, belle réalisation. Deux chansons très frappantes, au moins : Concordia, texte de Gérard Manset, Stephan Eicher cosignataire de la musique, une histoire daviateur au parfum très années 30 ; et puis Adieu Haïti, qui vient à la même saison que dautres sur les réfugiés et les émigrants. Outre linterview parue dans Le Figaro, Raphaël ma détaillé un peu ces deux chansons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;b&gt;Concordia&lt;/b&gt; : « Il se trouve que jétais phobique de lavion et que jai appris à piloter pour vaincre ma peur  une manière de se mithridatiser, de soigner le mal par le mal. Je suis encore en formation, jen suis à 40 ou 45 heures de vol. Un jour, je déjeune avec Manset et je lui dis : « tiens, je reviens dun vol ». Il me dit : « quest-ce que tu fous dans ces 2 Cv volantes, tu es complètement dingue » et on se met à parler de lAéropostale, de Kessel, de Saint-Exupéry, de Romain Gary, de tous ces mecs qui étaient pilotes et poètes. Deux heures après, il me rappelle en me disant : « Tiens, jai fait une chanson sur lhistoire de Concordia, qui est un endroit où Saint-Ex sest crashé ». Cest vraiment une petite chanson daventurier. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;  &lt;b&gt;Adieu Haïti&lt;/b&gt; : « Je ne sais pas doù cette chanson mest venue. Jai depuis longtemps une fascination pour Haïti. Dans cette île, quelque chose denténébré me touche beaucoup. Quand jétais petit, elle me semblait le centre volcanique de lAmérique, le vaudou mintéressait beaucoup en tant que magie adossée au christianisme, jaimais la dimension très Garcia Marquez de tout ce que je pouvais lire sur lhistoire dHaïti... Jusquau nom de Port-au-Prince qui me faisait rêver. Alors je ne sais plus exactement doù est partie cette chanson dun gamin haïtien qui part de son île&lt;br /&gt;  » Jai fait des chansons sur les sans-papier. Schengen, sur Caravane, est une chanson très claire. Sur Adieu Haïti, cest un peu la même idée. Les gens ont lair dattendre que je fasse un truc ouvertement politique, quelque chose qui fasse ouvertement référence à lUMP ou au PS, en me disant que ce nest pas bien de ne pas le faire. Evidemment, mon pote Cali est très engagé. Mais il a toujours été comme ça, il se présentait aux municipales avant de faire de la musique. Quon me laisse la liberté de ne pas faire ça. »</description>
      <pubDate>Sun, 06 Apr 2008 13:34:23 +0200</pubDate>
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      <title>Match guide 1er avril 2008</title>
      <link>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=361</link>
      <description>&lt;span style=&quot;font-size: large;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;color: #000066;&quot;&gt;Raphaël en quête de hauteur&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;Gérard Manset, son maître à chanter, lui a écrit « Concordia » pour son nouvel album. &lt;br /&gt;Lartiste revient sur la genèse de ce titre. Récit de ce voyage en solitaire. &lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.parismatch.com/var/parismatch/storage/images/match-guide/match-musique/raphael-en-quete-de-hauteur/241984-2-fre-FR/raphael_en_quete_de_hauteur_photo_du_jour_grand.jpg&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une très jolie bourgade à 300 kilomètres de Buenos Aires, en direction du nord, vers la province de Misiones. Jy suis resté trois jours, enfermé dans une chambre en attendant que la ville séveille. La fièvre, les insomnies... la machinerie quon ne suppose pas et qui agit... les rimes, lécrit. &lt;br /&gt;Et de retour à Paris, au soleil, en poste avec langelot souriant aux yeux très clairs, aux cheveux très pâles, Raphael le comique. Chez lui, il doit se regarder dans la glace, se retourner les paupières, souvrir la bouche en grand, scruter lensemble et se rassurer de navoir pas pris une ride. Installé en rêveur, faisant celui qui vient de se réveiller... mais très conscient du provisoire et des cracheurs de feu. Pas différent des autres, seulement indifférent. Sentiments flottailleux qui en énervent certains  certaines. Mais cela, cest le sacerdoce ; lindécision extrême, suivie par le sourire charmeur.&lt;br /&gt;De quoi avons-nous parlé ? Il mécoutait, respectueux ou ironique, quelquefois se foutant de moi. Plus quun aîné, jaurais pu être son double, un frère connexe et parallèle ne sexprimant pas, mais qui, comme dune baguette magique, se serait ragaillardi à son contact : gentillesse et passage de relais. &lt;br /&gt;Il cherchait un texte. Il voulait quelques phrases, lévocation de ce qui lui paraissait divin : piloter.&lt;br /&gt;Il avait commencé. Il sagissait dun petit coucou. Son idée : escalader lEverest, mais par le biais de quelque courant atmosphérique, manche à balai en main. Il venait même de se rendre dans les alpages, comme ça, pour un week-end, dans un Piper aux « ailes de toile, aux ailes étoilées ». &lt;br /&gt;Ce devait être en été. Bien quà lombre, il clignait des paupières comme si le soleil léblouissait, quil avait mal dormi. Malgré les ventes phénoménales réalisées durant lannée, malgré photos et flyers, presse et télé, les filles des alentours ne sapprochaient pas vraiment pour le dévisager ni lui demander une dédicace. Il naurait manqué que les lunettes daviateur et un décor 1930 pour quon croie avoir affaire au jeune homme blond du « Titanic ». On ne voyait plus que ses yeux, que son regard. On peut faire mille galas, métais-je dit, et se retrouver ainsi, printanier et léger, anonyme à la chaussée de la Muette. &lt;br /&gt;Je lui ai expliqué Concordia : ce pauvre Saint-Ex, son vol de reconnaissance, obligé de se poser au beau milieu de nulle part avec une roue en vrille. Or, cette très belle histoire est vraie... Le colosse mal en point de « Vol de nuit » qui devine alors larrivée à cheval de deux fillettes cavalières qui, tout dabord, se moquent pour finalement lui proposer lhébergement dans la demeure de leur père, une sorte de majordome ogresque. Et tout dans ce « castelito » défie logique et rationalité. Jusquaux chimères des deux demoiselles : sifflements sous le tapis, le froid des écailles... Elles élèvent des serpents et les lui font glisser le long de la cheville, sous la table, lors du dîner. Il en naîtra des sentiments pour lune, à qui il reviendra rendre visite, habitué des lieux. &lt;br /&gt;Il nen reste que des ruines en pleine exubérance. On surplombe le rio, qui est celui que je distinguais de ma chambre, à Concordia, un peu plus loin... Les singes coassent, et quelques inscriptions, au couteau, au stylet, ont fait de ce lieu un site comme lest Vérone et son fameux balcon. Car cest ainsi, cest là, à Concordia, que Saint-Ex sest essayé à sa fable, quil a testé son conte, quil la achevé, poli et peaufiné. Prémices de ce qui sera décliné dans tous les coins du monde : « El pequeño principe »  « Le petit prince ». Cest devenu notre chanson.&lt;br /&gt;Notre petit prince à nous, celui des champs, des villes, celui des médiathèques et des Zénith, me souriait. On a parlé littérature. Il apprécie, mais celle de la déroute : Kerouac. Un monde qui serait Bowie, Dylan exclusivement... Pourquoi pas ? Javais dans une pochette ce quil marrivait doffrir à cette époque : Loti, « Pêcheurs dIslande ». Il la feuilleté, emmené. Alors on sest quittés, il repartait vers les allées de Boulogne. Courageux. Pour aller faire son cross, il sest changé dans sa voiture, lAustin deux tons quil serait question de fourguer un jour. Mais ça, cest comme le reste ; très peu enclin à se séparer des choses qui le réconfortent, casanier, pointilleux. Il évoque le voyage ? Mais cest dans une tournée : Japon. Les fées sur son berceau... &lt;br /&gt;« Je sais que la Terre est plate » (Delabel/EMI).&lt;br /&gt;En tournée à partir du 7 novembre. &lt;br /&gt;Le 12 décembre à Paris-Bercy. &lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style=&quot;color: #000000;&quot;&gt;source match.fr &lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;</description>
      <pubDate>Sat, 05 Apr 2008 09:56:05 +0200</pubDate>
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      <title>La perméabilité des genres (DNA)</title>
      <link>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=360</link>
      <description>&lt;i&gt;Depuis le gigantesque succès de Caravane, Raphaël avait délaissé l&#039;espace médiatique pour se consacrer à l&#039;enregistrement de Je sais que la terre est plate (EMI). Un quatrième album où il accorde ses chansons aux rythmes des Balkans et des Caraïes.&lt;/i&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lorsqu&#039;il précise d&#039;emblée « je fais de la musique folk », Raphaël plante son décor comme une banderille : ce sera la flamboyante lumière des Caraïbes contre le clair de lune à Maubeuge, le routard contre le professeur de lettres, le grand orchestre contre le bricolage post-adolescent anémique.  En France, premier producteur de musique avariée, personne depuis longtemps n&#039;avait autant que Raphaël Haroche disqualifié sa génération. Que pèsent en effet les Christophe Maé et/ou Willem, Bénabar, Damien Saez et autres moutons de Nagui, ce Panurge cathodique, au regard d&#039;un seul refrain de Je sais que la terre est plate ? A peu près autant qu&#039;un quintal de bovins yéyés face à un seul La Maison près de la fontaine.  Et par ces guitares sonnantes que l&#039;on croirait sorties, encore ruisselantes, du Hunky Dory de Bowie, on se plaît déjà à entendre sonner la mise à mort d&#039;un vieux doute : certains, ici, renouent de plain-pied avec l&#039;audace et l&#039;ambition.  En quittant le carré confortable de sa Caravane, Raphaël fut donc attiré par des étoiles incertaines : la musique des Caraïbes, les sons des Balkans, mirages scintillants dont il est l&#039;un des rares à livrer une lecture acceptable en les faisant venir à lui plus qu&#039;il ne va à eux.&lt;br /&gt;« Je m&#039;imaginais qu&#039;elle venait du ghetto »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt; « J&#039;ai une fascination depuis toujours pour Haïti, les rites vaudous, etc. J&#039;ai été très marqué, petit, par un film de Wes Craven : L&#039;Emprise des ténèbres. Plus tard, j&#039;ai aimé la façon dont Wyclef Jean (des Fugees, NDLR) faisait chanter le français comme de l&#039;anglais. Et j&#039;ai été frappé par un livre d&#039;Edwige Danticat, Le Briseur de rosée ».  « Le premier axe de mon album, c&#039;était donc les Caraïbes, poursuit-il. D&#039;où le duo Adieu Haïti avec Frederick Toots Hibbert (de Toots &#039; the Maytals). Et puis, j&#039;ai passé du temps à Prague. J&#039;avais acheté une guitare du début du XXe siècle et je m&#039;imaginais qu&#039;elle venait du ghetto. La quête de mes origines est soudain devenue une évidence. Le côté slave est remonté. Le morceau tsigane Le Vent de l&#039;hiver est arrivé lors d&#039;une fin de soirée. »  Le secret de Je sais que la terre est plate repose sûrement sur cette perméabilité des genres assumée par son auteur. En choisissant Tony Visconti et Renaud Létang, deux réalisateurs qui ne se paluchent pas sur la sacro-sainte et pitoyable crédibilité rock, le Raphaël nomade du troisième album savait qu&#039;il exposait ses chansons à un trop-plein d&#039;influences, qu&#039;il lui faudrait jouer des coudes pour trouver une place entre la technique et les multiples musiciens invités - entre autres Carlos Alomar, Tony Allen, Gail Ann Dorsey, Mino Cinelu, Steve Nieve, Stephan Eicher... Là s&#039;est avérée utile son expérience : faire que rien, pas un artifice en trop, ne distance le chanteur de l&#039;immensité qui l&#039;entoure. Les arrangements fastueux comme les samplings désinvoltes lui collent tour à tour à la peau comme l&#039;habit du voyageur, figure tutélaire qui traverse le disque.  Une écoute ininterrompue de l&#039;album permet de mieux saisir la troublante singularité de la musique de Raphaël : faite d&#039;une pièce, imperméable à l&#039;air du temps, elle ressemble à ces livres que chaque lecture éclaire d&#039;un jour nouveau, comme s&#039;ils s&#039;écrivaient encore à mesure qu&#039;on apprend à les aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Joël Isselé&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En mini-concert et dédicace, le 4 avril à 17 h 30 au Forum de la Fnac à Strasbourg, sur invitation. 03 88 52 21 21. En concert le 22 novembre à 20 h au Zénith Strasbourg-Europe.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.dna.fr/france/20080403_DNA006494.html&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.dna.fr/france/20080403_DNA006494.html&lt;/a&gt;</description>
      <pubDate>Fri, 04 Apr 2008 07:18:05 +0200</pubDate>
      <guid>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=360</guid>
    </item>
        <item>
      <title>RENCONTRE AVEC - Raphaël (CHI.ch)</title>
      <link>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=359</link>
      <description>Par PiMi, 27 mars 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.ghi.ch/live/1/article_pictures/20080327000000/a_pimi_renc_raphael.jpg&quot; align=&quot;left&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le carton réalisé par «Caravane», Raphaël revient avec un album intitulé «Je sais que la Terre est plate» et distribué en Suisse par E.M.I.. Il est venu le présenter dans le cadre luxueux du Montreux Palace. Retrouvailles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Les lieux où tu séjournes ont-ils une influence sur ton inspiration?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Je crois que si j&#039;avais écrit mon album ici, il serait beaucoup plus triste, je trouve cet endroit très mélancolique. Lorsque l&#039;on contemple ce lac, on a envie de s&#039;y dissoudre. Il y a ici un calme absolu, c&#039;est formidablement apaisant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- «Je sais que la Terre est plate», pourquoi ce titre?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- C&#039;est un peu énigmatique et c&#039;est surtout pour aller à l&#039;encontre du côté cartésien des choses et du monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Cet album me semple plus apaisé que le précédent?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Je crois qu&#039;il est un peu plus dans la magie, le précédent était plutôt dans la déchirure. J&#039;ai rencontré des gens magiques, des gens qui guérissent, des gens qui sont dans le mystère et cela m&#039;intéresse beaucoup, car toutes les émotions proviennent du mystère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Pour faire un album aussi différent que le précédent, il faut certainement avoir subi de grands changements dans sa personnalité?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Il doit y avoir eu, certainement, des changements au niveau hormonal, tout particulièrement après l&#039;immense succès remporté par l&#039;album précédent qui m&#039;a fait vivre des moments très euphorisants. Cela a été une expérience qui a laissé des traces.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- De savoir que la terre est plate doit changer passablement de choses dans la façon d&#039;appréhender la vie?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Heureusement que certains jours, elle est plate, car quand elle est ronde, on revient toujours au point de départ, on tourne en rond.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Lorsque tu sors un nouvel album, ressens-tu une certaine angoisse?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Je ressens plutôt une certaine excitation et aussi un peu d&#039;angoisse, car il sera difficile de faire, au niveau des ventes, aussi bien que la dernière fois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- Ce doit être bien agréable, quand tu montes sur scène, de savoir que le public est conquis d&#039;avance?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Il est vrai que lorsque des gens ont acheté un billet pour venir me voir, ils sont déjà conquis. Mais il y a une ferveur à divers degrés et rien n&#039;est jamais gagné d&#039;avance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;- As-tu un modèle?&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;- Peut-être Dylan pour la façon dont il a conduit sa carrière et dans sa façon de se renouveler à chaque nouveau disque, chez lui chaque nouvel album est une révolution.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.ghi.ch/live/1/home/infos/au_sommaire/geneve/geneve.php?pf_lat=5886&amp;CNSACTION=VIEW_ARTICLE&amp;selected_article_id=6697&amp;selected_section=8&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.ghi.ch/live/1/home/infos/au_sommaire/geneve/geneve.php?pf_lat=5886&amp;CNSACTION=VIEW_ARTICLE&amp;selected_article_id=6697&amp;selected_section=8&lt;/a&gt;</description>
      <pubDate>Wed, 02 Apr 2008 23:21:24 +0200</pubDate>
      <guid>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=359</guid>
    </item>
        <item>
      <title>Quand Raphaël rencontre Alain Peters (Clicanoo)</title>
      <link>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=358</link>
      <description>CLICANOO.COM | Publié le 30 mars 2008&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://www.clicanoo.com/IMG/resize/320x220_raphael.jpg&quot; align=&quot;left&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;Alchimie. Une amitié musicale et poètique par-delà lespace et le temps, Raphaël, Le Raphaël de Caravane, est pris par la magie du plus maudit des poètes péi&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Raphaël (le chanteur), a été la révélation de lannée 2005, son album Caravane couronné de 3 Victoires de la musique, la chanson éponyme (Caravane) la plus diffusée sur les radios cette année là. Raphaël a eu le bon goût de passer par La Réunion au cours de sa tournée 2006, Yvan Sudre de Hémisphère Sud ayant réussi à maniper une escale chez nous. Cest à cette occasion explique M. Sudre, que Raphaël a découvert Alain Peters, entre autres artistes péi. « Il a écouté un CD, a trouvé ça intéressant. Il voulait même rencontrer lauteur. On lui a donc expliqué la trajectoire dAlain Peters, sa personnalité assez trash, comme Raphaël les aime, son parcours musical et poètique. Il a beaucoup aimé le côté décalé du personnage » Raphaël sest par la suite régulièrement exprimé sur Alain Peters. Citation : « Jaime beaucoup ce côté très ténébreux. Il y a quelque chose denchanté, de très fort »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et encore tout récemment sur RFI : « Je suis fasciné par cette île. Jai découvert récemment le chanteur Alain Peters, cet Hendrix réunionnais. Quand on lécoute, cest une sorte de bayou au ralenti, on plonge dans la grande magie, dans lespèce de chagrin mystérieux qui imprègne tout sur cette île. Effectivement, on va monter la tournée et faire les premiers concerts en octobre à la Réunion. Nous serons assez nombreux sur scène, avec des violons, des cuivres. Je voudrais que ce soit un cirque gitan, un peu bordélique, très vivant, avec des choses dans tous les sens » Il y a dans cette rencontre par-delà le temps et lespace quelque chose de touchant, quelque chose comme une reconnaissance attendue pour Alain Peters ; attendue par ceux qui lont reconnu depuis longtemps, ceux qui le savaient pillé par des marchands sans scrupule, ceux qui ont suivi le cur gros sa trajectoire détoile filante. Il se dit quil y a un peu dAlain Peters dans le nouveau disque de Raphaël, « Je sais que la terre est plate », un opus présenté en métropole la semaine dernière. Une uvre très personnelle, peu formatée, sur laquelle Raphaël privilégie instruments acoustiques et influences cosmopolites. Un travail danamnèse et un tour du monde, de la mélodie tzigane à la révérence à Saint-Exupéry, écrite et composée par Gérard Manset Le voyage cest aussi quelque part le goût de lexil, celui des îles, La Réunion, peut-être, Haïti avec le Jamaïcain Frederick Toots Hibbert chanteur et fondateur du groupe Toots &amp; The Maytals.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ces climats sont mis en musique et arrangés par des pointures. Jugez du peu : Tony Visconti, le pistolero de David Bowie, Renaud Letang (collaborateur de Manu Chao) ce qui se fait de mieux par les temps qui courent. Raphaël reprend bientôt la route, la tournée de « Je sais que la terre est plate » débutera en octobre par La Réunion, ainsi que nous la confirmé Yvan Sudre dHémisphère Sud : « il sera le 3 octobre au Stade de lEst, puis fera une date à Madagascar et à Maurice » Il sera alors temps de reparler dAlain Peters qui nous a quitté en misouk le 12 juillet 1995, à lâge de 43 ans. En attendant Raphaël, il convient de signaler linitiative du groupe Amimilé, qui a donné samedi soir, à La Plaine des Palmistes, un concert hommage à Alain Péters. Deux heures de scène, 18 chansons. Le chanteur, Akim, comme Alain Péters, nest venu que tardivement à la musique péi. Il connaissait Péters, comme tout le monde, mais navait pas « percuté » sur la richesse des compositions du barde créole. Akim joue régulièrement avec Frédéric Ladauge. Pour les contacter : 0692 61 20 84. Eux aussi sont capables de se produire partout, dans les restaurants, les bars, les hôtels, les grandes scènes aussi, comme pour Miss Réunion il y a trois ans. Cest ça la route&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Philippe Le Claire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href=&quot;http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=178391&amp;page=article&quot; target=&quot;_blank&quot;&gt;http://www.clicanoo.com/index.php?id_article=178391&amp;page=article&lt;/a&gt;</description>
      <pubDate>Wed, 02 Apr 2008 23:12:31 +0200</pubDate>
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      <title>Raphael :: Portrait-Interview</title>
      <link>http://www.raphael-haroche.net/modules/news/article.php?storyid=357</link>
      <description>&lt;img src=&quot;http://www.rocknfrance.free.fr/visuelsAlbums/11059_sta.jpg&quot; align=&quot;left&quot; alt=&quot;&quot; /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jai maudit Raphaël. Je crois que cétait en hiver pour lun de ses concerts. Jusque là jappréciais tout ce que les autres, les païens que nous sommes tous quelque part, lui portaient à charge : sa fragilité, son sens de la rime, les mélodies sèches et les ouragans de voyages. Nous étions lui et moi des nomades, perdu en plein désert barbare, à vouloir obstinément percer le ballon gonflée à lhélium de notre enfance envolé depuis longtemps.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lai haïs pour une autre raison. Dans la chaleur de son set, en plein match entre lui et la foule, il sest permis de reprendre un titre des Clash ; et pour tout ce que cela renvois : on ne récupère pas la bande de Joe Strummer, qui plus est dans la folie pyrotechnique dune horde de fans à briquets rose à phénotype féminine qui ne connaissent pas grand-chose à lobjet de culte (hors période Raphaélique) punk-ska. Je salue laudace et le courage, je me méfie de linconscience. Jétais tellement dépité que jai passée le reste du concert au bar. Et lorsque ma douce est venue, tout sourire, mavouer quelle était sûrement amoureuse de lui : je lai quitté. La faute à lalcool mais pas seulement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ma fallu le CD live au Châtelet, un moment fort et intrépide pour remettre le nez dans son hôtel de lunivers. Sa collaboration à lEldorado de Stephan Eicher ma permis de remettre encore de leau dans mon vin. Il était temps que je juge « Je Sais Que la Terre est Plate ». Soit pour lui dire tout le bien que je pense de son travail, soit pour lui casser la gueule du fait de ma dépression sentimental.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rendez-vous fut donc pris. Au Royal Monceau. Le même lieu ou jai rencontré Michel Sardou. Jespérais pour nous deux que les comparaisons allaient sarrêter là. Raphaël est myope, comme une taupe, et au jeu des questions-réponses il est une sorte de sniper qui ne laisse rien passer de vos approximations. Un myope avec un canon scié pointé entre vos yeux cest plus que dangereux. Surtout quand vous navez pas trop peur de la mort comme moi. Aux questions ouvertes, il répond fermé. Je vais vous livrer notre « face to face » ci-dessous, en vous précisant bien que toutes les réponses quil ma proposées quand je les compile doivent faire au kilo : à peine le quart dune seule réponse dun autre artiste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce que jai compris en analysant la chose, cest que cet homme est un angoissé perpétuel, quil se déteste peut être, je ne sais pas exactement. Cest quelquun qui tourne autour de 1 000 épreuves en forme détoiles alors comment voulez vous quil réponde de manière pragmatique à vos questions beaucoup plus terre à terre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne suis pas peu fier de me tromper parfois. Cest peut être le cas. Peut être que la clef du mystère qui plane autour de lui et que je pense avoir découvert va mamener vers une rue sans issue. Car il prend souvent cette « voie » sur ce dernier disque, qui le mène vers un Christophe polyphonique, de lautoroute des premiers tubes jusquà la départemental des derniers morceaux, ce que je suis certains cest quil propose non pas un petit bijoux artisanal mais une grosse machinerie merveilleuse. Cest souvent très agréable de penser grand.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que ce dernier album est dune qualité supérieur au précédent (écoulé à 1 800 000 ex.) donc il risque de ne pas se vendre mais quimporte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En lécoutant chanter je me suis dis que cétait toujours ainsi que je métais imaginé la voix dun papillon de nuit. Sil y a toujours des départs et des arrivées dans ses chansons, des histoires de cul recouvert de dentelles fines, des eaux saumâtres et du gris parfait, il y a aussi des moments vertigineux qui font que de la piste 7 « Quand cest toi qui conduit » à linstrumental de la fin, rien nest à jeter à cette face B dun vinyle hypothétique qui serait usé jusquà la corde de la pointe en diamant de ma platine. Pour moi ce disque est une simple annale dun écorché vif enfoncé consciemment sur les terres des cow-boys et des samouraïs. Mes collègues y trouveront ce quils veulent, vous décriront en profondeur titre par titre les morceaux. Je nabois pas avec les chiens. Je garde le silence et je décrypte les siens. </description>
      <pubDate>Tue, 01 Apr 2008 19:37:38 +0200</pubDate>
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