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Posté par zanne le 11/6/2009 21:08:43 ( 69 lectures)
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Le 08 juin 2009
A peine sorti de son concert, samedi à Festi'neuch, Raphaël nous a livré ses impressions en exclusivité. Entretien avec un chanteur moins introverti qu'il n'y paraît et lié au canton de Neuchâtel par ses racines familiales.
Raphaël, avez-vous un rituel avant d'entrer sur scène comme ce soir?
J'aime m'imprégner du lieu où je vais jouer. Je pars quelques minutes, seul, marcher. C'est une manière de se concentrer. J'aime cette solitude. Je réfléchis le moins possible et me focalise sur le concert. Mais parfois je vais aussi au bar! Ce soir, je cherchais à boire quand je marchais! (Rires)
Comment ont été ces retrouvailles avec le public suisse?
Les gens sont tellement chaleureux! Il y a une tendresse incroyable. J'aime vraiment ce public. Les gens sont plus agréables que dans bien d'autres endroits. D'ailleurs, sur la route pour Neuchâtel, j'ai vu un panneau indiquant La Chaux-de-Fonds. J'ai été stupéfait car mes ancêtres viennent de là! Toute une partie de ma famille du côté maternel est chaux-de-fonnière. Je n'y suis jamais allé mais je compte bien m'y rendre quand je reviendrai en Suisse le 26 juillet pour le Paléo.
Jouer «Caravane» en dernier, c'était un choix?
C'est pour que les gens restent! Même ceux qui s'emmerdent ou même s'il pleut! (réd: il se lève et prend à boire). J'aime entretenir le suspense simplement. Je sais aussi que les gens vont participer avec cette chanson, et c'est une bonne manière de terminer le concert.
Votre quatrième album, «Je sais que la terre est plate», est-il l'album de la maturité?
«Caravane», le troisième, était une blessure d'adolescent. Celui-là est à part. C'est une digression. Un glissement. Enfant, je me suis toujours senti en décalage par rapport aux autres. J'ai l'impression d'être né vieux. D'avoir déjà trop vécu. Mon âge de forme, ce n'est pas 32 ans, c'est 64.
Dans «Adieu Haïti», vous abordez le thème de l'exil et des sans-papiers, vous avez de fortes convictions politiques?
Ces gens là sont dans le dénuement total. Haïti est une île maudite. Mais pour ce qui est de mes convictions politiques, je ne te révélerai rien! (rires). Je n'ai pas de carte d'électeur. Je ne vote jamais. Mais je suis simplement un libéral, contre le contrôle des drogues et pour la liberté de circulation des personnes. Je pense donc que la Suisse devrait adhérer à l'Union européenne!
Certaines critiques prétendent que vous n'êtes qu'un «chanteur pour midinettes», cela vous blesse-t-il?
Pas du tout. Au contraire, les femmes sont mon inspiration ultime. Séduire, être séduit, la vie est parfois simple. Je prends cela comme un compliment.
Vous êtes un grand admirateur d'Alain Bashung, comment avez vous vécu sa disparition?
Je savais qu'il n'allait pas bien. Le jour où il est mort, il y avait des rayons de soleil qui perçaient à travers les nuages. Une amie m'a dit: «la mort vient prendre quelqu'un». Je lui ai répondu en pensant à Bashung: «Peut-être qu'elle ramène quelqu'un». J'ai été profondément attristé par sa disparition. Depuis, je rêve souvent de lui. La semaine dernière, j'ai rêvé qu'il m'envoyait un texto pour me dire: «Il fait beau, ne t'inquiète pas». Personne n'est au-dessus de lui. C'est lui qui me donne envie de faire de la musique.
/JGA
JÉRÔME GALICHET
http://www.arcinfo.ch/journal/magazine/musique0/article/171207/une_partie_de_ma_famille_est_chaux_de_fonniere.html
Posté par Maud le 7/6/2009 21:49:40 ( 310 lectures)
Raphaël, plutôt prince mystérieux...

Légende photo: Raphaël, plutôt prince mystérieux... (Baptiste Feuz)
Au troisième jour du festival Festi Neuch', le slameur Grand Corps Malade, puis le chanteur Raphaël, ont déployé leur verbe et leur charme face à un chapiteau bondé. Un seul public, mais deux approches poétiques bien différentes...
Soirée résolument 'langue de Molière' samedi à Neuchâtel avec la venue de Grand Corps Malade, roi du slam francophone, suivi de Raphaël, héraut et héros du renouveau folk-rock de ces dernières années.
Ils auront été précédés, sur une scène plus modeste, par Marc Aymon, jeune chanteur suisse d'ailleurs pas très éloigné de cette cour où jouent actuellement Raphaël, Renan Luce, et pas mal d'autres.
Enfant de la Lune
Sur scène, Raphaël n'est pas «cool». Plutôt prince mystérieux. Yeux métalliques et manteau noir. Une légère distance, toujours. Et une attitude rock qui surprendrait ceux qui le soupçonnent encore de mièvrerie.
«Je sais que la terre est plate», dit sa première chanson de la soirée - titre de son dernier album. Une façon de rappeler en ouverture que son monde n'est pas tout à fait le nôtre?
Ce monde où une chanson peut s'ouvrir par «Et toi j' te connais pas mais t'es plus ma copine», où une autre s'appelle «Les petits bateaux», et une autre encore «Schengen». Baptiser une chanson qui parle de vagabonds «Schengen», ce n'est pas banal.
En une heure trente de spectacle, l'univers étrange et magnétique de Raphaël défile devant nous, entre guitare hurlante d'Olivier de la Celle (plus connu sous le pseudo de «Le Baron») et instruments impromptus - violon, flûte, saxophone, clarinette - entrelardant son folk-rock d'envolées tziganes ou klezmer.
Parmi les surprises, une chanson inédite et une reprise de Bashung, «Happe». Bashung, un autre surdoué des univers parallèles. Et puis... «Sur la route», «C'était le temps», «Et dans 150 ans» serviront de bouquet final, avec en rappel, «Ne partons pas fâchés» et «Caravane», chansons imparables.
De quoi lessiver définitivement les spectatrices des premiers rangs qui crient «Hiiiiiiiiiiiiii» dès que Raphaël dit le verbe «s'embrasser» dans une chanson. Grand Corps Malade, une arrivée de taille dans la 'chanson française'. Grand Corps Malade, une arrivée de taille dans la 'chanson française'. (Gérald Steiner) Dire ou suggérer
Grand Corps Malade, poète novateur, et Raphaël, chanteur à minettes? Il faut se méfier des clichés...
Qui se souvient de «La Chanson de Paul», chantée et dite par un certain Serge Reggiani? Qui se souvient des textes de Prévert caressés par le même Reggiani? A l'écoute de Grand Corps Malade, quitte à en outrer certains, c'est Reggiani qui me vient en tête – l'emphase en moins, la modernité musicale en plus. Reggiani chantant Lemesle ou Dabadie et disant Prévert, et quelques autres représentants de cette chanson à texte si française. Reggiani faisait-il du slam sans le savoir?
Les mots de Grand Corps Malade sont des mots qui veulent raconter et dire. Un lyrisme du concret, estampillé «poésie» de par les vraies qualités d'écriture du bonhomme, mais aussi par la grâce de l'image mode que véhicule le slam.
La démarche littéraire, osons le mot, est toute autre, et finalement moins traditionnelle, avec Raphaël. Convaincre qui que ce soit de quoi que ce soit? Pourquoi faire? Raphaël évoque. Procède par touches, par images juxtaposées, par associations. Qui peut être sûr d'avoir vraiment compris ce que dit «Le vent de l'hiver», pourtant ressassé par toutes les radios de France comme de Suisse?
Raphaël esquisse. A nous de remplir les vides. Si la référence dylanienne est clairement explicite dans sa musique, c'est sans doute aussi du côté de Robert Zimmerman, qu'on peut trouver une influence en matière d'écriture. Peut-être aussi de Bowie, pour lequel Raphaël s'est passionné très jeune. Bowie qui, à une époque, affirmait écrire ses chansons en procédant par collages.
Mais ces détails techniques concerneront sans doute assez peu les filles du premier rang qui font «Hiiiiiiiiiiiiii» avec tellement de talent.
Bernard Léchot, Neuchâtel, swissinfo.ch
Posté par zanne le 12/2/2009 21:42:56 ( 544 lectures)

12.02.09 - 14:06
Annulé l'an dernier faute de grands noms au programme, le festival dourois Les 3 Terrils reviendra le 13 juillet avec Raphael en tête d'affiche, mais aussi Superbus, Sheryfa Luna, Kenza Farah ou encore Suarez, ont annoncé jeudi les organisateurs.
L'interprète de "Caravane", révélation 2002 aux Victoires de la musique, présentera aux festivaliers son quatrième album "Je sais que la terre est plate". Il s'agira de son second et dernier concert belge de l'année après son passage au Tempo Ciney Festival, le 27 juin.
Petit frère pop rock du célèbre festival de Dour, dédié aux ados et aux jeunes, le festival Les 3 Terrils se déroulera cette année trois jours avant son aîné, sur la même plaine de la Machine à Feu et avec les mêmes infrastructures. "Nous avons avancé la date au lundi, plutôt que le mardi, afin de laisser aux festivaliers de Dour plus de temps pour s'installer", explique l'organisateur Carlo Di Antonio, par ailleurs bourgmestre CDH de Dour.
Lancé en 2005 sous le nom de Kids Festival, l'événement a été rebaptisé en 2007 "Les 3 Terrils", en référence au paysage charbonnier visible du site. De nombreuses associations environnementales reviendront cette année animer des ateliers ludiques de sensibilisation. L'ASBL La Chaîne des terrils proposera ainsi des balades d'une demi-heure entre deux concerts.
Le prix d'entrée, qui se veut accessible aux familles, est fixé en préventes à 10 euros pour les moins de seize ans et à 25 euros au-delà, "soit moins que pour un concert du seul Raphael", souligne Carlo Di Antonio.
(Belga) Crédit photo: Belga
http://rtbf.be/info/sport/info/raphael-en-tete-daffiche-du-festival-les-3-terrils-de-dour-79969
Posté par zanne le 11/12/2008 20:25:57 ( 1138 lectures)
Jeudi 11 Décembre 2008

Photos : Flûte, trompette ou saxo, un vent nouveau souffle sur l'univers de Raphaël.
En enchaînant habilement titres de son dernier album, « Je sais que la terre est plate », et morceaux qui ont fait son succès, Raphaël a enchanté hier soir les 1 800 spectateurs du Zénith.
Raphaël a fait sa mue. Pas parce que le chanteur a dépassé son physique d'éternel adolescent. Ni parce qu'après s'être rincé le gosier, il a surpris hier soir les 1 800 spectateurs du Zénith avec des vocalises dignes d'un baryton. Mais parce que depuis qu'il sait que la terre est plate, Raphaël a découvert de nouvelles contrées.
Arrivé, la guitare en bandoulière, sur la pointe d'un air de violon, l'artiste a ajouté des cordes à ses compagnons de scène : outre la violoniste, un spécialiste du cuivre enrichit la gamme des couleurs de son univers.
Nouveaux arrangements pour ses tubes
Trompette, saxo ou flûte, celui-ci fait souffler un vent nouveau sur le répertoire de Raphaël. Y compris quand il descend dans la fosse, au milieu du public, pendant que la foule est partie « Sur la route ».
Car, hier soir, le chanteur, tout en faisant la part belle à son dernier album Je sais que la terre est plate, a évidemment truffé son concert de ses précédentes pépites. De Comme un homme à la mer à Schengen en passant par Ô Compagnons et même Petite Annonce , petit bijou sorti tout droit de son premier album.
À chaque fois, Raphaël a pris soin de présenter à son public de nouveaux arrangements, souvent réussis, de ces morceaux que tout le monde fredonne du bout des lèvres. Comme quand le chanteur chuchote Et dans 150 ans avec le doux accompagnement d'un violon. Émouvant.
Privilège du Zénith, le son était hier d'une pureté remarquable. Aucune syllabe ne pouvait échapper aux oreilles, donnant l'impression à chacun que la fragilité de Raphaël ne s'adressait qu'à lui.
Appréciable aussi pour déguster le travail de bouche de Spleen, qui a assuré une première partie enthousiasmante.
GWELTAS MORICE
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Amiens-Ville/L-univers-de-Raphael-a-pris-d
Posté par Kikou le 10/12/2008 7:28:32 ( 1531 lectures)
Il a le nom d'un grand peintre de la Renaissance italienne, une tête d'ange, une âme de poète… et il chante. Il a su s'imposer malgré une voix qui ne porte pas, malgré un timbre plutôt nasillard… Il s'est imposé par sa timide gentillesse, par son sourire désarmant, et surtout parce que ses textes et sa musique nous font voyager, nous font rêver. Raphaël est avant tout un artiste.
Rien d'étonnant alors, qu'après deux CD sortis en toute discrétion, sa Caravane - titre de son troisième album - s'emballe et emballe le public et ses pairs au point de succéder à M au titre du meilleur interprète de l'année en 2006, reconnaissance accompagnée de deux autres Victoires : celles du Meilleur album et de la Meilleure chanson.
A l'étranger aussi, ses chansons plaisent, et le voilà récompensé d'un NRJ Music Awards. Caravane le lance doucement mais sûrement sur la route du succès. Les quelque 1 800 000 albums vendus ne lui font pas perdre la tête. Raphaël fait parti de cette catégorie de gens que le succès rend heureux, mais se sachant aussi plus exposé, il s'applique à rester prudent. Avec audace, le jeune homme - il a 32 ans mais ne les paraît pas - se remet donc en question pour écrire son quatrième album. Sur les chaînes de télévision, il le dit et le répète : « J'avais encore des tas de chansons qui ressemblaient à Caravane, mais je ne voulais pas refaire la même chose. Il fallait que je reparte de zéro ! »
Finalement, il court tout de même le risque de décevoir son public et Je sais que la terre est plate surprend sans déplaire. La Caravane est rangée, mais le chanteur nous indique toujours Les limites du monde, et le voyage continue vers les Balkans avec Le Vent d'hiver, l'Asie avec La Jonque ou encore Les Caraïbes avec Adieu Haïti. A l'heure de la grande évasion, il choisit Le Petit train, ou encore l'avion de Concordia.
Sa voix a pris de l'assurance. Sa musique, aux sonorités balkaniques, est plus rythmée. La forme a changé mais le fond demeure : le poète continue à nous raconter sa vie, ses voyages, ses peines, ses amours… avec pudeur. G. Ch.
Raphael Aujourd'hui mardi 9 décembre à 20 h au Zénith de Rouen, avenue des Canadiens au Grand-Quevilly. Tarifs : 45,50 et 35,50 €. Réservations au 02 32 18 64 83.
http://www.paris-normandie.fr/index.php/cms/13/article/68855/Poete_pudique_et_melancolique
Posté par zanne le 9/12/2008 19:35:35 ( 1756 lectures)
Annie Grandjanin (Figaroscope) 05/12/2008

«Je relis souvent le poème Zone d'Apollinaire. Il parle justement de l'avenue des Ternes. C'est tout le Paris que j'aime». Crédits photographiques : Jean-Baptiste Mondino (déc. 2007)
Il habite le XVIIe mais passe le plus clair de son temps dans le XVIIIe où il a son bureau.
A l'affiche de Bercy le 12 décembre, le chanteur, qui a connu un énorme succès avec Caravane (près de deux millions d'exemplaires vendus !), est en train de récidiver. Son album Je sais que la Terre est plate est d'une incroyable richesse musicale, et le premier single aux accents tziganes, Le vent de l'hiver, a déjà fait un vrai carton. Outre ses habituels compagnons de route, il a fait appel à de sacrées pointures de musiciens : Zachary Alford (batteur de Springsteen et de Bowie), Oli Le Baron et Carlos Alomar aux guitares, Robert Aaron et Steve Nieve au piano ... Le tout réalisé par le légendaire Ton Visconti et Renaud Letang. Lorsqu'il n'est pas en tournée pour présenter ses nouvelles chansons, Raphaël navigue entre son bureau situé dans le XVIIIe arrondissement et son appartement du XVIIe où il s'est installé un studio. Amoureux de Paris, le chanteur a déjà vécu dans une dizaine d'arrondissements mais confesse un véritable coup de coeur pour la rive droite et son actuelle demeure. «La vue est magnifique. J'ai Paris à mes pieds». Passionné de littérature, grand admirateur de Kerouac, cet aventurier romantique avoue un fort penchant pour les nourritures terrestres. «A quelques centaines de mètres, vers Barbès, on trouve des trucs merveilleux pour cuisiner.» Pour Raphaël, les «limites du monde» (un des titres de l'album) se situent quelque part entre la rue des Abbesses et les puces de Clignancourt...
Ma passion japonaise
J'adore la cuisine japonaise et je suis sans arrêt à la recherche de nouvelles adresses. J'ai quelques habitudes dans d'autres quartiers, mais j'ai eu un coup de coeur pour Le Kifune qui propose une vraie cuisine de Kyoto.
Le Kifune, 44, rue Saint-Ferdinand, XVIIe. Tél. : 01 45 72 11 19.
Ma cantine d'hiver
Un restaurant à l'ancienne, où les serveurs sont aux petits soins. On y sert des plats délicieux qui font oublier l'hiver. L'éclairage est tel qu'on ne sait jamais si c'est la nuit ou le jour. On est hors du temps.
La Mascotte , 52, rue des Abbesses, XVIIIe. Tél. : 01 46 06 28 15.
Mon rayon librairie
Il y a, à côté de chez moi, une librairie tenue par 3 ou 4 personnes plus cultivées les unes que les autres. Tous les 15 jours, je viens y faire mon petit stock et je me fie à leurs conseils. Que je les interroge sur Beckett, Apollinaire ou des auteurs contemporains, ils sont incollables. Lorsque je rencontre quelqu'un, j'aime bien savoir quel est le livre qui a changé sa vie.
Librairie des Abbesses, 30 rue Yvonne-Le-Tac, XVIIIe. Tél. : 01 46 06 84 30.
Entre deux concerts
J'aimerais avoir plus de temps pour fréquenter les salles obscures. Dernièrement, j'ai adoré L'Assassinat de Jesse James, d'Andrew Dominik, avec Brad Pitt, et No Country for Old Men, des frères Coen. Je suis assez fan de leur univers. La coiffure du cow-boy m'a donné des idées ! Par manque de temps, je joue donc la proximité, et le Studio 28 a aussi l'avantage d'être un endroit délicieux.
Cinéma Studio 28, 10 rue Tholozé, XVIIIe. Tél. : 08 92 68 07 43.
Avec des amis
J'adore manger et, pour moi, la meilleure viande du monde se trouve au restaurant Les Gourmets des Ternes. Ils ont aussi des vins incroyables. On se retrouve souvent là-bas avec des potes musiciens et chanteurs, comme Jean-Louis Aubert. Ici, l'ambiance est particulièrement chaleureuse. Tout le monde se tutoie et lorsque l'on prend de vos nouvelles, c'est toujours avec une vraie gentillesse.
Les Gourmets des Ternes, 87, boulevard de Courcelles, XVIIe. Tél. : 01 42 27 43 04.
Mes nourritures spirituelles
Lorsque j'ai joué à la Salle Pleyel avec Alain Bashung, j'ai découvert à côté, rue daru, une petite église orthodoxe émouvante de beauté. Cela touche sans doute ma fibre slave. J'aime y aller pour y goûter quelques instants de sérénité.
Eglise cathédrale russe, 12, rue Daru, VIIIe. Tél. : 01 42 27 37 34.
Pour chiner
Je ne suis pas très fringue. Je tourne avec quelques jeans, des tee-shirts et des baskets. Mais j'adore les vieux meubles, les objets qui racontent une histoire. J 'ai eu une période où j'étais carrément fou de tout ce qui touchait aux avions. On trouve encore, aux puces de Clignancourt, des trucs incroyables, des vieilles hélices, des accessoires... Et des petits restos très sympas.
Les puces de Clignancourt
Un parcours sans faute
2000 : sortie de l'album « Hôtel de l'Univers ».
2002 : assure la première partie de son idole David Bowie, à l'Olympia.
2003 : sortie de l'album « La Réalité ».
Avril 2005 : sortie de « Caravane ».
Mars 2008 : sortie de « Je sais que la terre est plate».
http://www.lefigaro.fr/scope/articles-quartier/2008/12/05/08003-20081205ARTFIG00651-raphael-aime-la-rive-droite-.php
Posté par zanne le 5/12/2008 21:04:43 ( 1295 lectures)
Publié le 05/12/2008 10:20 | Bernard Lescure
Chanson. Il chante ce soir au Zénith.

Raphaël en concert ce soir à 20h30 au Zénith. Tarifs: 45,50 €, 35,50 €. Tél. 05 34 31 10 00.
Trois ans après « Caravane », vendu à 1,8 million d'exemplaires, Raphaël défend aujourd'hui sur scène « Je sais que la Terre est plate », son quatrième album studio. Entretien.
En 2006, vous aviez décroché trois trophées d'un coup aux Victoires de la Musique. Aujourd'hui, avec le recul, vous pensez que c'était vraiment justifié ?
(Rires) Je vais voir si il y a du monde pour mon concert de ce soir et je vous rappelle après !…. En fait avant de les recevoir ce n'était pas le genre de choses qui me hantait, mais ça m'a fait très plaisir de les avoir. J'ai été très touché.
Qu'en avez-vous fait ?
J'en ai une chez moi, j'en ai donné une à mes parents et la troisième à mon agent.
Et au prochain palmarès, qui verriez-vous ?
Heu, vraiment je ne sais pas du tout !
Vous n'écoutez pas les radios ?
Jamais ! Seulement des disques !
Votre dernière découverte ?
Le pianiste Art Tatum. Et dans les plus récents, le groupe de rock MGMT. Et j'adore vraiment le fils d'Anthony Perkins, David Perkins. C'est magnifique !
Je suppose que l'après Victoires n'a pas été très facile. Il faut gérer le succès.
Quand j'ai sorti « Caravane », j'avais déjà 29 ans ; c'était déjà mon troisième disque et j'avais donné des centaines de concerts. Je savais donc déjà ce que c'était que de chanter dans des salles vides, des salles pleines ou d'autres à moitié pleines. En fait, ce qui compte, c'est simplement de pouvoir faire son métier.
Mais cette célébrité soudaine, ça ne vous a pas trop perturbé ?
ça dépend des jours. Il y en a où c'est très agréable et il y a des jours on a envie d'être peinard. Et là, finalement, les gens le sentent et vous laissent tranquille.
Ce nouvel album, « Je sais que la Terre est plate », que vous défendez aujourd'hui en tournée, en quoi vous ressemble-t-il ?
En tout ! Il est assez versatile, assez iconoclaste… Je préfère la partie « slave » que la partie « Caraïbes » que je ne trouve pas la plus réussie, mais c'est quand même bien d'avoir essayé…
Et dans les textes, les thèmes abordés ?
Je parle de choses très intimes ou très personnelles, mais ce n'est pas forcément moi que je décris.
Vos chansons évoquent assez souvent l'alcool…
Quand j'étais ado, ça m'a aidé à aller vers les filles ! À être un peu déluré, un peu dingue. Mais maintenant, pour monter sur scène, il faut reconnaître que ça n'aide pas vraiment. On peut boire aux rappels, mais pas avant car dans un concert tout se joue dans l'émotion, la sensibilité. Et quand on picole on perd tout ça ! Et c'est pareil pour l'écriture. Je préfère prendre du café… J'adore boire, mais je bois quand j'ai fini d'écrire. À 4 heures du matin ! (Rires) Une bonne bouteille de rouge !
Vous êtes un fêtard ?
Pas dans le sens boîte de nuit, danser, etc. Mais j'aime beaucoup la nuit parisienne, les restaurants… Je vis plus la nuit que la journée, même si je ne le fais un peu moins maintenant puisque je m'occupe de mon bébé Roman.
Comment imaginez-vous les années qui viennent ?
En ce moment je pense surtout beaucoup à cette tournée qui est pour moi et de loin la meilleure tournée que j'ai faite. J'ai beaucoup de plaisir à être avec mes musiciens et on a un très beau décor. Ensuite, on verra ! Je vais continuer à écrire sans savoir si un prochain disque sortira dans six mois ou dans trois ans.
Et le papa ?
Ah oui ! J'adorerais avoir plein d'enfants ! Mais on verra. Pour l'instant, je m'occupe de Roman et c'est déjà beaucoup !
http://www.ladepeche.fr/article/2008/12/05/503992-Raphael-a-l-emotion-au-Zenith.html
Posté par zanne le 3/12/2008 23:00:00 ( 1255 lectures)
Publié le mercredi 3 décembre 2008 à 10H01

Hier soir, devant 3000 personnes, au Dôme
Raphael, moins éloquent dans son bastringue rock n'roll en roue libre, que tout seul, exposé et écorché...
Photo Cyril Sollier
Bordélique, avait-il promis. Bordélique, ce fut. Hier soir, dans un Dôme resserré (3000 personnes) mais attentif, Raphael a donc offert un concert chaotique. Ce chanteur-là, il faut lui en rendre grâce, ne foule pas les sentiers battus. Heureux de piocher dans la chanson, d'assumer des accents variétés, de se nourrir d'élans rock. Le tout pour emballer une poésie élégiaco-romantique plutôt pas mal troussée.
Or donc, hier soir, après la mise en jambes (un rien fragile sur cette grande scène) offerte par le palpitant Usthiax, le beau brun déboulait. Et les filles criaient (ce qui n'empêcha pas la Caravane de passer).
Parce qu'il ne veut rien faire comme les autres, Raphael avait donc choisi une piste pseudo-rock (batterie tapageuse, guitares clinquantes, orgue dodu, saxo bling bling...) pour visiter ses terres. De Je sais que la Terre est plate à Ô Compagnons, du Vent de l'hiver à Concordia, d'Un homme à la mer au Petit train, il offrait, de vrais moments forts. Sauf que... Une guitare saturée ne suffit pas à faire du rock; et que l'improvisation bancale ne conduit pas nécessairement à la liberté. Hier, on avait parfois l'impression que ce joyeux bordel était plus affecté que porteur de sens et d'émotion. Et que Raphael, seul, avec sa voix changeante et sa guitare sèche, ça sonnait vrai. Finalement. Coralie Bonnefoy ( cbonnefoy@laprovence-presse.fr)
http://www.laprovence.com/articles/2008/12/03/647737-A-la-une-Raphael-le-mieux-est-parfois-l-ennemi-du-bien.php
Posté par zanne le 3/12/2008 22:42:04 ( 1077 lectures)
mardi, 02 décembre 2008

Après le succès de son album "Caravane" et une tournée de 150 dates, le chanteur revient avec un quatrième disque "Je sais que la Terre est plate", qu'il défendra samedi à la Patinoire.
"J’ai abordé cet album comme un écrivain qui raconte des histoires. Je me suis inspiré de ma vie personnelle ", lâche Raphaël, entre deux dates. Des textes écrits à partir d’événements intimes ou encore de romances. Le petit train, la jonque, les limites du monde ou encore le transsibérien sont quelques exemples de la place que tiennent l’imaginaire et le voyage dans son dernier opus. « J’ai écrit l’ensemble des textes lors de ma précédente tournée, il y a deux ans. Je n’ai pas eu besoin de parcourir le monde pour trouver l’inspiration. La tournée de "Caravane" était elle-même un voyage avec son mouvement permanent». Ce qui donne un album poétique souligné par des sonorités folk, reggae, teinté d’influences slaves et toujours ponctué par des ballades. Du propre aveu du chanteur, "Je sais que la Terre est plate" comprend même d’une certaine façon une Face A et une Face B, avec d’un côté les pays de l’Est et de l’autre, les Caraïbes. Raphaël semble ainsi concéder à demi-mots un soupçon de maturité. Avant de se reprendre. « Il reste quand même la musique de roulotte que je fais d’habitude ». Dans un autre style, "Adieu Haïti" en duo avec Frederick Toots Hibbert (Toots and the Maytals), relève la saveur de ce disque. « J’ai rencontré cet artiste jamaïcain au festival Solidays. Il a une voix incroyable ! » Quant aux projets futurs, difficile d’en savoir davantage. Seule certitude, Gérard Manset auteur-compositeur qui avait déjà signé des chansons dans son précédent opus, sera de la partie. Un projet résolument rock avec d’autres artistes serait en préparation. Pour l’heure place à la tournée. Raphaël est enthousiaste dès qu’il évoque un retour à la scène. « On fait de bons concerts avec des choses nouvelles tous les soirs. Pour cette tournée, on a pris le parti de jouer dans de grandes salles ». Raphaël, samedi à 20h à la Patinoire Mériadeck, 35,50-45,50€.
http://bordeaux7.midiblogs.com/archive/2008/12/02/raphael-encore-sur-la-route.html
Posté par zanne le 2/12/2008 18:48:27 ( 1237 lectures)
Publié le mardi 2 décembre 2008 à 08H13

Le chanteur et sa poésie délicate sont ce soir au Dôme de Marseille.
Raphael sur scène promet "quelque chose de différent, de plus musical, de plus libre." Tentant, non?
Quelques mois après la sortie de son 4e album Je sais que la terre est plate, Raphael est satisfait. Pourtant, bien sûr, après le succès quasi monstrueux de Caravane (écoulé à plus de 2 millions d'exemplaires) , le démarrage de ce disque-là est plus modeste. Il n'en a cure, le joli chanteur au teint de lait.
Ce qui l'intéresse, lui, c'est la vie de ses chansons. "Ça commence à être pas mal !, sourit-il. Je redécouvre ce qu'elles racontent. Parfois, on ne comprend leur sens lorsqu'on les joue devant quelqu'un."Voilà, de fait, une tournée qui prend tout son sens. "On a commencé à Tananarive, à Madasgacar... C'était fantastique ! La beauté, la bonté... Ça donne juste envie de ce caler sur une natte et d'attendre la fin du jour !"
Pas question mon bonhomme, c'est que ce soir, le Dôme de Marseille compte sur vous. Et sur scène, la poésie ouvragée et délicate de Raphael, ça donne quoi ? "C'est très éclectique : comme un cirque tzigane et bordélique..." Surtout, ce qui le comble de bonheur, c'est le fait de tourner avec un groupe.
"Je suis émerveillé par ce que chacun a à faire. Un groupe, c'est toujours un hasard. Ce sont tous des musiciens exceptionnels, des aventuriers qui donnent beaucoup d'eux parce que ça les intéresse artistiquement.Et à chaque fois, on essaye d'avancer, de progresser. Il ne s'agit que de ça."
Sur un répertoire qui parcourt "les deux derniers albums", Raphael et ses compagnons de route tricotent un univers "plus rock, plus électrique". Nourri aussi "d'inédits et de reprises." "Jouer tous ensemble c'est à la fois dingue et très inspirant !" Jamais angoissant, la scène ? "Si. Parce qu'il y a des comparaisons permanentes, des gens qui arrivent avec leurs a priori. On veut essayer d'offrir quelque chose de différent, de plus musical, de plus libre."
Bref, ceux qui "aiment taper dans les mains comme si on était des animateurs du Club Med", en seront peut-être pour leurs frais. "Mais j'en suis sûr, poursuit le chanteur, d'autres seront agréablement surpris."
Ce soir, 20h. Première partie Usthiax. 04 91 12 21 21. Par Coralie Bonnefoy ( cbonnefoy@laprovence-presse.fr )
http://www.laprovence.com/articles/2008/12/02/645503-Au-programme.php
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